Focus sur les troubles musculo-squelettiques dans les métiers du bâtiment

Focus sur les troubles musculo-squelettiques dans les métiers du bâtiment

Les TMS, qu’est-ce que c’est ?

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont la première cause de maladies professionnelles dans le BTP (bâtiment et travaux publics). 9 maladies professionnelles du BTP sur 10 sont même des TMS ! Les TMS, ce sont les pathologies des tissus mous tels que les muscles, les tendons ou les nerfs, ceux qui servent au maintien et à la mobilité des articulations.

Il s’agit de lésions dues à une hypersollicitation des articulations dans certaines situations de travail, notamment en cas de gestes répétitifs (peindre un plafond les bras en extension, subir les vibrations d’un marteau piqueur, etc.).

Dans les métiers du bâtiment, les troubles musculo-squelettiques se manifestent principalement au niveau des épaules, des coudes, des poignets, des genoux et des chevilles.

Les différents troubles fréquents dans le BTP

Voici les différents types de TMS rencontrés dans le BTP :

  • Les affections périarticulairesdues à certains gestes et postures au travail. On y retrouve la célèbre tendinite, l’épicondylite ou encore le syndrome du canal carpien.
  • Les affections provoquées par les machines-outils, comprenant notamment l’arthrose.
  • Les lésions chroniques du ménisque (le petit cartilage du genou, situé entre le fémur et le tibia).
  • Les affections chroniques du rachis lombaire, provoquées par les vibrations transmises au corps entier. Concrètement, il s’agit des hernies, sciatiques et autres cruralgies.
  • Les affections chroniques du rachis lombaire dues au port de charges lourdes. Là encore, on retrouve les hernies, sciatiques et cruralgies.

Des conséquences importantes pour le salarié et l’entreprise

On l’aura compris, les troubles musculo-squelettiques ont des conséquences importantes sur la qualité de vie des travailleurs. C’est également un enjeu de santé publique, et le traitement des TMS coûte cher à la sécurité sociale. Combien coûtent les traitements d’une gonarthrose (arthrose du genou) par exemple ?

Pour les entreprises aussi, les TMS ont un coût. Ce chiffre est évalué entre 100 et 500 euros par an et par salarié. C’est notamment un des principaux motifs d’absentéisme. Comment travailler correctement sur un chantier avec une arthrose de la hanche ? On estime, par exemple, que les arrêts maladies dus à une pathologie de l’épaule sont, en moyenne, de 300 jours !

Quelles solutions pour contrer les TMS dans le BTP ?

Face à l’importance du problème des TMS, les entreprises du BTP doivent s’organiser. L’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics) propose les solutions suivantes :

  • Mécaniser certaines tâches
  • Aménager le temps de travail (limiter, par exemple, la durée des tâches répétitives)
  • Organiser le poste de travail en permettant notamment au salarié de travailler à hauteur.
  • Prévoir des zones de déchargement au plus près des postes de travail pour éviter les manutentions inutiles
  • Favoriser la polyvalence des salariés pour pouvoir effectuer des rotations des tâches (et éviter les trop grandes répétitions)
  • Opter pour des outils et équipements atténuant les vibrations, etc.

Il est important également qu’à titre individuel, les travailleurs adoptent les bons gestes et les bonnes postures. Comme s’accroupir en douceur, porter les charges lourdes à deux, incliner légèrement son siège vers l’avant lorsque l’on conduit un véhicule, etc.

Bref, lutter contre les TMS est un travail à la fois individuel et collectif, qui s’effectue sur le long terme !

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